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spécifiques > Reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle Reconnaissance
de l'état de catastrophe naturelle Les
textes de référence
- La loi n° 82-600 du 13
juillet 1982 relative à l'indemnisation des victimes de catastrophes naturelles
- Les articles L. 125-1 et suivants du Code des Assurances
A
quels dommages s'applique la garantie ?
- les inondations et coulées
de boue,
- les inondations consécutives aux remontées de
la nappe phréatique,
- les phénomènes liés
à l'action de la mer,
- les mouvements de terrain,
- les avalanches,
- les
séismes,
- les éruptions volcaniques, raz de marée,
avalanches et cyclones pour les départements concernés.
Quelles
sont les exclusions ?
Cette procédure
ne concerne pas : - L'action directe ou indirecte du vent (toitures
endommagées, tuiles arrachées, façades abîmées
par la chute d'un arbre ou la cheminée d'un voisin
), à l'exception
des vents cycloniques dans les DOM, ·
- La grêle,
- Le
poids de la neige ou de la glace accumulée sur les toitures et les chéneaux,
- L'humidité due à la pluie, la neige ou la grêle pénétrant
à l'intérieur du bâtiment assuré.
Sont
également exclus : - Les dommages corporels,
- Les corps
de véhicules aériens, maritimes, lacustres, fluviaux et marchandises
transportées,
- Les biens exclus par l'assureur, par autorisation
du bureau central de tarification,
- Les biens non assurés ou généralement
exclus des contrats d'assurance dommages (terrains, plantations, murs d'enceinte,
clôtures,
),
- Les dommages indirects tels que les frais de
déplacement, pertes de loyer, remboursements d'honoraires d'experts,
- Les
dommages indirectement liés à la catastrophe (dommages aux appareils
électriques ou aux congélateurs dus à une coupure de courant),
- Les
récoltes non engrangées, cultures, sols, cheptel vif hors bâtiment
(régime calamités agricoles),
- Les dommages aux biens généralement
non assurables des collectivités (voiries, digues, sépultures, ouvrages
de génie civil
) qui relèvent de la solidarité nationale.
Attention
: un fonds spécifique a été créé par la loi
de finances initiales pour 2008 permettant aux collectivités locales touchées
par un évènement naturel grave, d'obtenir des crédits d'état,
pour la remise en état des infrastructures routières (routes, ponts,
tunnels...), des digues, des réseaux d'assainissement et d'eau potable,
des stations d'épuration et de relevage des eaux. Cette demande de subvention,
totalement indépendante de celle de reconnaissance de l'état de
catastrophe naturelle, doit parvenir à la Préfecture, Mission Finances
de la Direction des Affaires Interministérielles. En
savoir + | Quelles
sont les démarches à effectuer par le maire ?
Dès
qu'une "catastrophe naturelle" au sens de la définition ci-dessus
se produit, le maire doit immédiatement : - informer ses administrés,
par voie de presse ou d'affichage de la possibilité de demander, à
la mairie, la reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle,
- signaler
aux sinistrés qu'ils doivent déclarer les dommages subis à
leur assureur (comme lors d'un sinistre classique).
Par ailleurs,
le maire doit recenser les dommages subis dans sa commune, établir un
rapport descriptif de l'événement, situer les lieux touchés
sur une carte de la commune et transmettre le dossier le dossier au Service
Sécurité Civile (SSC) de la Direction
Départementale de la Protection des Populations qui, après avoir
collecté l'ensemble des rapports nécessaires à l'analyse
du dossier (rapports météo, DREAL, DDT...) l'adresse au Ministère
de l'Intérieur. - Demande communale de reconnaissance de l'état
de catastrophe naturelle à adresser à la préfecture : à
télécharger
- Notice explicative pour la saisie de la
demande communale de reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle
: à
télécharger
En vertu de l'article 95 de la loi de
Finances rectificative 2007, une demande ne peut être recevable que si elle
intervient dans un délai de 18 mois après le début de l'évènement
naturel qui lui a donné naissance. Dans le cas d'une demande de
reconnaissance pour des mouvements de terrain liés à la sécheresse,
une étude géotechnique faisant état de la nature du sous-sol,
de l'origine des désordres dans la zone géographique concernée
devra être fournie par un cabinet spécialisé. Le coût
de cette étude est à la charge des sinistrés qui peuvent
éventuellement faire l'objet d'une aide financière de la mairie. Quelles
sont les démarches à effectuer par les sinistrés ?
Les
sinistrés doivent immédiatement signaler le sinistre à la
mairie afin de déclencher la procédure de constatation de l'état
de catastrophe naturelle et déclarer à leur assureur la nature des
dommages subis.Ils peuvent également fournir des photographies des dommages. Les
conditions de reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle
Le
dossier constitué est soumis à l'examen d'une commission interministérielle.
Celle-ci se réunit mensuellement et exceptionnellement en tant que de besoin. Trois
cas sont à envisager : - La commission émet un avis
favorable, l'état de catastrophe naturelle est reconnu pour la commune
par un arrêté interministériel qui paraît au Journal
Officiel.
- La commission émet un avis défavorable,
l'intensité anormale de l'agent naturel n'a pas été démontrée,
le dossier est clos, sauf à ce que de nouveaux éléments probants
permettent son réexamen. Un arrêté interministériel
paraît au Journal Officiel.
Dans ces deux cas, dès parution
au Journal Officiel de l'arrêté interministériel, les services
de la préfecture notifient la décision, assortie d'une motivation,
aux maires qui informent leurs administrés. Un communiqué dans la
presse locale est diffusé par la préfecture. - La commission
ajourne le dossier dans l'attente d'informations complémentaires
lui permettant de statuer définitivement.
Quel
est le principe d'indemnisation ?
Après publication au Journal
Officiel de l'arrêté interministériel reconnaissant l'état
de catastrophe naturelle, l'indemnisation est effectuée par l'assureur
du propriétaire du bien. L' arrêté détermine les zones
et les périodes où se situe la catastrophe ainsi que l'agent naturel
qui en est la cause. L'indemnisation intervient dans la limite des garanties
souscrites, uniquement pour les biens couverts par le contrat "dommages aux
biens". - Les obligations
Les assurés disposent
d'un délai de 10 jours au maximum après la publication de
l'arrêté pour faire parvenir à leur compagnie d'assurance
un état estimatif des dégâts ou de leurs pertes. - Les
délais
Sauf cas de force majeure, les assureurs ont l'obligation
d'indemniser les personnes sinistrées dans un délai de trois mois
à compter de la date à laquelle leur a été remis l'état
estimatif des dommages et pertes subis, ou bien, si elle est plus tardive, à
compter de la date de publication de l'arrêté interministériel. Quelles
sont les conséquences financières ?
Arrêtés
des 4 août et 10 septembre 2003 portant modification du code des assurances
au niveau des dommages consécutifs aux catastrophes naturelles.
Montant des franchises Il s'établit selon le type d'évènement
climatique et le nombre d'arrêtés de reconnaissance de l'état
de catastrophe naturelle publiés les 5 dernières années.
Dans le cadre d'un sinistre lié à la sécheresse et / ou à
la réhydratation des sols, le montant de la franchise s'élève
à : - 1 520 € pour les biens à usage d'habitation
et non professionnel
- 3 050 € minimum pour les biens à usage
professionnel
Pour tous les autres sinistres engendrés par
une catastrophe naturelle (inondations, mouvements de terrain ...), le montant
de la franchise est de : - 380 € pour les biens à usage
d'habitation et les biens à usage non professionnel,
- 10 % du montant
des dommages sans pouvoir être inférieur à un minimum de 1
140 € pour les biens à usage professionnel.
Modulation
des franchises Les franchises sont modulées en fonction du
nombre de constatations de l'état de catastrophes intervenues pour le même
risque au cours des cinq années précédant la date de la nouvelle
constatation, selon les modalités suivantes : - 1ère et
2ème constatation : application de la franchise
- 3ème constatation
: doublement de la franchise
- 4ème constatation : triplement de
la franchise
- 5ème constatation et suivantes : quadruplement de
la franchise
La modulation des franchises ne concerne pas les communes
dotées d'un Plan de Prévention des Risques Naturels Prévisibles
(PPRNP) approuvé. Le coefficient multiplicateur cesse d'être appliqué
dés la prise d'un arrêté préfectoral prescrivant l'établissement
d'un PPRNP pour le risque entrainant la modulation. Néanmoins, si le PPR
n'a pas été approuvé dans un délai de 4 ans à
compter de sa date de prescription, la modulation reprend. Ces franchises
sont obligatoires et s'appliquent même si le contrat n'en prévoit
pas. Vous pouvez consulter les précédents arrêtés
de catastrophe naturelle d'une commune et vérifier si celle-ci fait l'objet
d'un Plan de Prévention des Risques (PPRNP ) sur le site www.prim.net. Attention
! La terminologie "catastrophe naturelle" est fréquemment
source de confusion dans la mesure où toutes les conséquences d'une
catastrophe ne relèvent pas de la procédure de "déclaration
de catastrophe naturelle", limitée au cadre réglementaire résumé
ci-dessus. Pour plus d'informations : .
www.interieur.gouv.fr
. www.prim.net
. risques.auvergne.pref.gouv.fr
. Rapport du gouvernement
au Parlement sur l'indemnisation des dommages aux bâtiments causés
par la sécheresse survenue durant l'été 2003 : lire
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