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politique publique d'intelligence économiqueLa
politique d'intelligence économique française participe à
la politique économique de l'Etat ; sa finalité est de contribuer
à la création et à la préservation d'emplois sur le
territoire national, notamment en veillant à la compétitivité
et la pérennité des entreprises françaises.
Cette
politique est animée au niveau central par la délégation
interministérielle à l'intelligence économique.
L'action
de l'Etat se concentre dans 3 directions : - la valorisation de la recherche
publique (transfert de technologie)
- le développement de l'influence
de la France
- le soutien aux entreprises pour l'investissement à
l'étranger et de l'exportation.
Elle
est placée, au niveau déconcentré, sous la responsabilité
des préfets de région, qui délèguent sa mise en uvre
à un membre du corps préfectoral, le coordonnateur régional
de l'intelligence économique.
Par ailleurs, les ambassadeurs coordonnent
l'action en matière d'intelligence économique des services économiques
et des services scientifiques des ambassades
*** Conseil
des ministres du 8 décembre 2010 : La ministre de l'économie, des
finances et de l'industrie a présenté une communication relative
à la politique publique d'intelligence économique. Cette politique
participe des objectifs de la politique économique et a ainsi pour finalité
de contribuer à la croissance de l'économie ainsi qu'à la
préservation et à la création d'emplois sur le territoire
national.
Elle s'articule autour de trois axes : 1. mener une veille
stratégique sur les évolutions et les défis auxquels est
confrontée l'économie française ; 2. renforcer la sécurité
économique des entreprises et des établissements de recherche face
aux menaces qui peuvent peser sur eux, par exemple en matière de propriété
intellectuelle ; 3. contribuer au soutien de la compétitivité
de l'économie française, notamment dans ses aspects de valorisation
de la recherche publique, de développement de l'influence de la France
dans les organisations internationales et les enceintes de normalisation et d'aide
aux exportations. Pilotée par un comité
directeur présidé par un représentant du Président
de la République, la délégation interministérielle
à lintelligence économique dirigée par Olivier
BUQUEN, conçoit cette politique, anime et coordonne sa mise en oeuvre -
lire le décret relatif au D2IE, déclinée : -
au niveau ministériel, par le biais des différentes administrations
ou établissements sous tutelle concernés, qui ont nettement accru
leur mobilisation sur ce sujet ;
- au niveau régional, sous la responsabilité
des préfets de région, qui délèguent la mise en oeuvre
de la politique dIE territoriale à un membre du corps préfectoral,
le coordonnateur régional de lIntelligence Economique ;
- au
niveau international, sous la responsabilité des ambassadeurs, qui coordonnent
et animent l'action en matière dIE des services économiques
et des services scientifiques des ambassades, placés sous leur autorité.
***
Un
exemple de dispositif d'intelligence économique : celui des ministères
économique et financier Il a vocation à collaborer avec
l'ensemble des directions et services des deux ministères afin de mobiliser
et mutualiser les compétences en matière d'intelligence économique.
Il est au service des ministres, des administrations et des entreprises. Il apporte
conseils et informations stratégiques aux acteurs économiques. Il
comprend un réseau de chargés de mission régionaux à
l'intelligence économique.
Le service de coordination à
l'intelligence économique (SCIE) participe à l'ensemble des dispositifs
d'accompagnement et de soutien à la compétitivité des entreprises,
notamment des entreprises de taille intermédiaire (ETI). Par sa connaissance
du tissu industriel, scientifique, technologique et financier et par son expertise
dans la recherche et l'analyse de l'information économique, il est un acteur
central du recueil et de la valorisation de l'information au profit du soutien
à la compétitivité. Les missions du SCIE procèdent
des priorités suivantes :
- Développer une capacité
propre d'analyse et d'anticipation
La dimension de l'Intelligence
Economique est à la fois : - globale : anticiper les grandes
évolutions notamment dans les domaines de la recherche et de l'innovation
et connaître les acteurs à l'échelle mondiale, - locale
: aider les entreprises à être plus compétitives par une démarche
d'anticipation (déceler et se préparer aux mutations économiques,
mettre en place des veilles marchés, concurrentielles, scientifiques, technologiques,
juridiques, sociétales
.) et à se protéger (protection
du patrimoine technologique, prise de contrôle, lutte contre les contrefaçons
et le blanchiment, veille stratégique sur les paradis fiscaux et sur la
fiscalité internationale, de bonne pratique en matière de propriété
industrielle
).
A ce titre, le SCIE développe une veille stratégique
destinée à éclairer les administrations et les entreprises
des menaces et opportunités, pour l'économie française, résultant
des évolutions prévisibles de l'environnement concurrentiel.
Les
domaines d'investigation sont diversifiés : évolutions des politiques
publiques et des stratégies des grands groupes internationaux, fonctionnement
de certains marchés, veille technologique, suivi des pays émergents,
fonds d'investissements
- Assurer une expertise et une formation
en matière de veille
Les actions de sensibilisation (réalisations
et diffusions de supports d'information, formations, colloques
) couvrent
le volet offensif de l'IE (démarches d'acquisition de l'information, utilisation
d'outils numériques
).
Ces actions ciblent en priorité
les PME, moins sensibilisées et disponibles à ces enjeux. Les pôles
de compétitivité, sources prometteuses de développement technologique,
sont par ailleurs accompagnés pour mieux connaître leur environnement
concurrentiel international et se protéger contre toute intrusion extérieure
non sollicitée.
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