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La filière bois en Auvergne



Afin d’améliorer la production et la valorisation économique du bois, tout en respectant les conditions d’une gestion durable des forêts, la loi de modernisation de l’agriculture et de la pêche du 27 juillet 2010 a instauré dans chaque région un plan pluriannuel de développement forestier (P.P.R.D.F.).

En Auvergne, le Plan Pluriannuel Régional de Développement Forestier 2011/2015 a été validé par le Préfet de Région, Francis Lamy, le 10 janvier 2012. En savoir +






Elle constitue un secteur bien développé en Auvergne qui mobilise 12 000 emplois. En effet, la région concentre 2,8 % de l’emploi national pour la filière forêt-bois, contre seulement 2,2 % pour l’ensemble des activités.

Ancrée sur un massif forestier qui représente un volume sur pied de 148 Mm3 et produit annuellement 5,8 Mm3 de bois, la filière forêt bois constitue un réservoir d’emploi notamment à travers le développement de ses activités de seconde transformation comme en témoigne l’augmentation constante de l’emploi dans les activités de construction bois.

Les 700 000 hectares de forêts (26,8 % du territoire régional), en font l’une des principales ressources naturelles de la région. Les feuillus, en plaine et dans les vallées, et les résineux, plutôt en montagne, sont représentés pratiquement à égalité. Le chêne de l’emblématique forêt domaniale de Tronçais est mondialement réputé. Le sapin, l’épicéa, le douglas, le mélèze et le pin sylvestre constituent la base de la forêt résineuse, issue pour partie des plantations du Fonds Forestier National et qui arrive à maturité.

La forêt auvergnate est très largement privée (86 % des forêts) mais, si l’on excepte les grandes forêts domaniales de l’Allier, partagent en commun avec la forêt publique un grand morcellement de la propriété : 210 000 propriétaires privés pour une surface moyenne de 2,8 hectares et 1585 sections de communes d’une surface moyenne de 3,3 hectares.

La fonction économique de la forêt joue un rôle prépondérant en tant qu’amont de la filière bois qui peut et doit encore se développer. La récolte, avec un taux de 31 %, reste inférieure à l’accroissement mobilisable, ce qui, outre les pertes économiques, compromet la stabilité des peuplements et la richesse des sous-bois. Pour relever ce défi, l’Auvergne peut compter sur un tissu d’entreprises en pleine évolution : environ 500 entreprises de travaux forestiers, la plupart individuelles, exploitent chaque année 1,8 Mm³. Ce chiffre est en augmentation constante depuis 2002.

En outre, 200 scieries commercialisent plus de 730 000 m³ de sciages, essentiellement de conifères. Ces entreprises de première transformation du bois représentent près de 1 000 emplois directs situés en zone rurale.

L’aspect environnemental de la gestion forestière est affirmé par l’adhésion d’un nombre croissant de propriétaires, publics et privés à un système de certification de gestion durable, le plus important étant PEFC

Modalités pratiques

Principaux régimes d'aides
L'Etat finance un grand nombre d'investissements, que ce soit pour la filière amont (investissements forestiers de production et, dans le cadre du plan " tempête ", nettoyage et reconstitution des parcelles sinistrées), ou pour la filière aval (acquisition de matériels d'exploitation forestière, matériels de scieries).

Le taux régional d'aide aux investissements forestiers de production pour l'Auvergne a été fixé à 50 % par arrêté (le montant minimal d'intervention étant par ailleurs de 1000 Euros). Il s'applique, dans le cas général, à un coût forfaitaire à l'hectare, au kilomètre ou au mètre carré, parfois à la dépense réelle, plafonnée à la dépense éligible d'un devis estimatif.

Une majoration est possible (dans la limite de 20 points) pour certains cas comme les opérations collectives d'investissement, les opérations en zone de montagne, dans le cadre d'une charte forestière…

Dans le cadre du plan " tempête ", les aides au nettoyage et à la reconstitution des parcelles sinistrées le taux d'aide a été porté à 80 %.

L'Etat aide d'une part les exploitants forestiers à acheter des matériels d'exploitation forestière et d'autre par les scieurs à moderniser leur outil de production.

Les exploitations forestières peuvent bénéficier, grâce à un cofinancement européen, d'une aide allant de 15 à 30 % du montant de l'investissement (abatteuse, porteur, débusqueur…). Pour les établissements d'enseignement ce taux peut atteindre 50 %.

En ce qui concerne les entreprises de première transformation du bois, le taux d'aide est de 15 à 25 % (scie, raboteuse, séchage…). Il est notamment fonction de la taille de l'entreprise mais aussi de sa localisation puisque une scierie située dans une zone PAT (Programme d'Aménagement du Territoire) bénéficiera d'une aide plus importante.

Texte de référence :

  • Règlement No 1974/2006 de la Commission européenne portant sur l’application du règlement N° 1698/2005 concernant le soutien au développement rural par le FEADER

Itinéraires sur lesquels la circulation des véhicules transportant des bois ronds est autorisée :

  • Arrêté du 17 janvier 2005 pour le département de l'Allier et arrêtés modificatifs des 3 juin 2005 et 1er juin 2006
  • Arrêté du 31 décembre 2004 pour le département du Cantal et arrêté modificatif du 18 mai 2006
  • Arrêté du 18 janvier 2005 pour le département de la Haute-Loire et arrêté modificatif du 19 mai 2006
  • Arrêté du 18 mai 2005 pour le département du Puy-de-Dôme et arrêté modificatif du 2 mai 2006

 
Site de la Direction Régionale de l'alimentation, l’Agriculture et de la Forêt
Site du Ministère de l’Agriculture, de l'Alimentation, de la Pêche et de la ruralité